Camp de Soltau

Situation

Soltau est situé  en Allemagne dans la Basse-Saxe entre Hambourg, Brême et Hanovre.

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Ce camp, situé à côté d’une forêt est très grand et met environ 8 heures à traverser. Ce camp accueille d’abord des prisonniers de guerre (70.000 environ Français, Russes, Italiens, Anglais et Belges) puis viendront se rajouter, dès 1916 des déportés civils. Il est entouré de fils barbelés d’environ 3 mètres de haut et gardé par des sentinelles.

Travaux effectués

Le camp de Soltau est un camp de répartition. Chaque jour, des industriels viennent dans le bureau de recrutement du camp pour engager des travailleurs volontaires pour l’Allemagne ou la Belgique, notamment pour les travaux de chemins de fer, dans les canaux, … Au bout d’un mois en moyenne, les déportés qui refusent de signer un contrat de travail volontaire sont transférés dans d’autres camps comme celui de Nieder Ochtenhausen, Marienburg, …

Conditions de vie

Le camp est divisé en deux parties séparées par une allée centrale : d’un côté les prisonniers de guerre, de l’autre les déportés. Aucun contact n’est autorisé entre les déportés et les prisonniers de guerre. Les prisonniers bénéficient d’un statut reconnu et leur sort est meilleur que celui des déportés. Le camp est constitué de baraques en bois qui peuvent recevoir chacune 600 prisonniers (divisés en 4 chambrées). Les prisonniers dorment sur des lits superposés en sapin. Chaque nouveau prisonnier était chargé d’aller chercher au magasin du camp une paillasse remplie de fibres de bois et une autre remplie de vieux journaux, de branchettes de sapin ainsi que deux couvertures, une gamelle, un essuie-mains et un bassin pour deux personnes. Les prisonniers civils sont séparés des prisonniers militaires dans le camp.

La nourriture  y est sommaire (un peu de café le matin, une soupe aux rutabagas, choux blancs ou farine de maïs le midi, 250 g de pain vers 14h et une soupe très liquide ou un peu de thé le soir).

SOLTAU_APPEL GENERAL

Appel général au camp de Soltau

Chaque dimanche, par tous les temps, c’est l’appel général sur la plaine. Comme le signale Jules Coléry :

« tous les hommes doivent s’y trouver et sont comptés jusqu’au dernier, cela dure une heure et même encore plus ».

 

Lessinois décédés

-ANSELIN Victor Joseph (Lessines 22.09.1871 – Soltau 31.03.1917)

-DAUMERIE Emile Félix (Bois de Lessines 16.08.1896 – Soltau 14.12.1916)

-DEVROUX Léon (Lessines 20.07.1877 – Soltau 20.07.1917)

-FELIX Jean (Lessines 25.03.1897 – Soltau 22.04.1917)

-GOUSSET Firmin Auguste (Deux-Acren 06.01.1883 – Soltau 17.12.1916)

-JUVENET Joseph (Lessines 10.05.1893 – Soltau 28.04.1917)

-LECLAIR Victor (22.09.1870 – Soltau 31.03.1917)

-LELEUX Séraphin (Lessines 21.04.1897 – Soltau 20.01.1917)

-LIVEMONT Léon (Lessines 29.09.1874 – Soltau 06.03.1917)

-LUCAS César (Lessines 27.03.1859- Soltau 10.01.1917)

-WALRAEVENS Pierre (Lessines 18.11.1863 – Soltau 20.01.1917)

 

Bibliographie :

-Rapports du CICR publiés sur http://grandeguerre.icrc.org/fr/Camps/Soltau-Hanovre-/479/fr/ (consulté de novembre 2014 à mai 2015)

-CLAUSSE (Paul) et LIEGOIS (Fernand), Soltau 1916-1917, Société de Libre Pensée Soignies, s.d.

-COLERY (Jules), témoignage (à compléter)