Recherche sur les déportés civils

« Rue de la déportation »

C’est la nom de la rue qu’on emprunte quand on essaie de rejoindre le 2e site de l’école depuis le haut de Lessines. On longe alors la voie ferrée. Pourquoi cette rue porte-t-elle ce nom ?

Lessines est une ville connue pour son activité liée aux carrières de porphyre. Dès le début de la guerre, le chômage sera fort présent. La ville compte alors environ 5000 ouvriers carriers et faute d’explosifs, les carrières sont à l’arrêt avant même l’arrivée des premiers allemands dans la ville. Après guerre,  la date du 6 novembre, jour de la grande déportation sera un jour de congé fêté chez les ouvriers carriers. Nous avons voulu comprendre le sort des ouvriers carriers lessinois pendant la guerre et pour quelles raisons ils furent particulièrement touchés par les déportations.

Etape 1 : Travail de recherche sur les déportés lessinois du front français en 1918.

Grâce à Mr. Pascal Demoléon, nous avons pu IMG_0909photographier les archives de la Société lessinoise « Les déportés du front français de 1918 ». A partir de ces documents, les élèves ont pu démarrer une synthèse historique en utilisant des outils de traitement quantitatif.

En classe, les élèves utilisent les archives, réalisent des statistiques et tentent de répondre à différentes questions : Quel était le profil type du déporté ? Les déportés étaient-ils tous des hommes ou retrouve-t-on aussi des femmes ? Quel était l’âge moyen du déporté ? Etaient-ils tous chômeurs ? A quelles catégories sociales appartenaient-ils ?

 

 

 

Etape 2 : Constitution d’une liste des déportés lessinois et des villages de la commune de Lessines et recherches sur les camps qu’ils ont fréquenté

élèves AGRLes élèves se sont rendus aux AGR et ont consulté les archives du fond « Jacques Pirenne », l’avocat de la Fédération nationale des Déportés, sur les conseils d’Arnaud Charon, doctorant sur la thématique des déportés civils.

Ils ont participé à une liste récapitulative des déportés de Lessines et ses villages en mentionnant pour chaque déporté : le nom, le métier, le lieu de naissance, la date de déportation et de retour de déportation, les camps fréquentés, parfois la date de décès. Cette liste va être complétée par les membres du Cercle de généalogie de Lessines. L’idée est de sortir ces déportés de l’anonymat et de faire connaître aux nombreux descendants le sort de leurs ancêtres pendant la 1re GM.

 

 

Etape 3 : Création d’une vidéo racontant l’histoire d’un déporté

Chaque groupe reçoit le nom d’un déporté civil lessinois. Les élèves vont alors effectuer des recherches historiques à partir des archives familiales de ces personnes et reconstituer leur histoire sous la forme d’une vidéo en utilisant des programmes vidéo « accessibles » (ex. Imovie).

lepoivrejulesLe groupe 1 (Marion et Adélie) travaille sur Jules Lepoivre et Jules Brixy, déportés au camp de Soltau, puis au camp de Nieder Ochtenhausen. Jules Lepoivre y décède en 1917.

henri bertrand

Le groupe 2 (Guillaume, Jolan et Robin) travaille sur Henri Bertrand, déporté au camp de Marienburg.

Etape 4 : La rédaction d’articles historiques sur des thématiques liées aux déportations de civils pendant la 1re GM.

Chaque élève reçoit un thème de recherche thématique et rédige un article sur le sujet après avoir approfondi la question grâce à des recherches historiques. Chaque article alimente le site Internet « Lessines dans la Grande Guerre 14-18″

  1. Quelles sont les causes des déportations de civils ?
  2. Comment se sont déroulées les déportations à Lessines ? Quels furent les camps fréquentés par les déportés ? Quelles furent leurs conditions de vie ?
  3. Comment a réagi l’opinion publique belge face à ces déportations pendant la guerre ?
  4. Comment a réagi l’opinion publique américaine face à ces déportations pendant la guerre ?
  5. A leur retour, les déportés reçurent-ils des dédommagements ? Furent-ils reconnus ?
  6. Les monuments aux morts de la ville et des villages de la commune mettent-ils en avant les déportés ?