Biographies

Des résistants lessinois ont donné leurs noms à des rues de la ville.

Georges Kugé

« Un résistant lessinois d’origine allemande »

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Georges Kugé

Georges Kugé est né le 10 juin 1890 à Lessines. Ils est le fils de Charles Kugé, un horloger allemand d’Aix-la-Chapelle. Il commence sa formation d’horloger avec son père à l’âge de quatorze ans. Il se fera ensuite embaucher à Bruxelles puis, deux ans plus tard, ira se perfectionner en Allemagne.
A 21 ans, il retourne en Belgique et effectue son service militaire au 9e régiment de ligne.  Il travaille ensuite en Allemagne puis rentre à Lessines au chevet de son père souffrant. Au début de la guerre, il combat dans l’armée belge mais est réformé suite à une blessure reçue à Aerschot. Une fois rétabli, il s’installe à Bruxelles où il fait la rencontre du gendarme Victor Rémy qui le fait entrer en contact avec un service d’espionnage : de septembre 1915 à avril 1916, il va recueillir des renseignements dans tout le Hainaut avant de reprendre la direction du service. Le 14 octobre 1916, Georges Kugé est arrêté, ainsi que plusieurs de ses complices, et est conduit à la prison St. Gilles à Bruxelles où il passera 8 mois à se faire interroger. Il est condamné à mort le 18 juin 1917. Le 23 juin, son appel en grâce est rejeté. Il sera fusillé le matin du 25 juin 1917 au Tir National.

Gabrielle Richet

« Une infirmière devenue espionne »

6_RichetFille de Louis Richet (conseiller communal puis échevin socialiste),  Gabrielle Richet naît le 14 août 1884 à Lessines. Elle fait des études d’infirmière et travaille à l’hôpital St-Jean de Bruxelles.

En tentant de passer par la Hollande pour travailler comme infirmière sur le front, elle se fait enrôler dans un service d’espionnage en mai 1916. Sa tâche ? fournir des renseignements sur l’occupant : troupes, chemins de fer, dépôts de munitions surtout, usines travaillant pour l’armée allemande,…Elle résiste ainsi pendant 5 mois. Le 26 novembre 1916, elle se fait arrêter et incarcérer à la prison de St Gilles. Après 8 mois d’enquête, la sentence tombe à Anvers : dix ans de travaux forcés en Allemagne pour Gabrielle Richet et la peine de mort pour 19 comparses. Le 21 juillet 1917, elle quitte la Belgique pour la prison allemande de Siegburg. Là-bas,  elle vivra en direct la révolution et la fin du régime impérial. Le 10 novembre 1918, à 5h du matin, les révolutionnaires la libérent elle et les autres femmes. Gabrielle Richet mourra le 16 mars 1924 à Lessines, affaiblie par une maladie contractée en prison. Des funérailles grandioses sont organisées à Lessines et des fonds sont récoltés pour lui ériger un monument.Gabrielle Richet n’a jamais voulu de nom de rue éponyme. C’est après sa mort que l’Administration communale de la ville de Lessines décida de baptiser une rue « Chaussée Gabrielle Richet ».

Des déportés lessinois, souvent restés dans l’anonymat ont eu un destin particulier pendant la 1re Guerre mondiale. Cliquez ici pour découvrir le parcours de quelques déportés pour lesquels nous avons retrouvé la trace grâce aux témoignages qu’ils ont laissé.